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“Sortir de la crise” compte plus de 280 inscrits et a suscité (à mi-janvier) plus de 115 contributions, classées dans six thèmes. Si les options classiques n’ont pas manqué d’être évoquées, d’autres ont aussi fait leur chemin. Voici une sélection.

Le réveil de l’entreprise vivante
Denis Velter (E.88)
Partant d’un constat largement partagé (individualisme, précarité, deshumanisation du travail…), Denis Velter s’interroge : “Pour sa propre pérennité, l’Entreprise ne doit-elle pas être aussi le lieu où les personnes se développent, donnent du sens à leur vie en participant à l’œuvre collective, construisent leur identité dans le vivre ensemble ?” Certes, mais comment y parvenir ? Denis Velter propose de travailler sur les “résistances au changement” afin de “faciliter le passage d’une attitude de victime (ce n’est pas moi, c’est le système) à une attitude de responsable”. Convaincu que chacun détient “individuellement et collectivement une ou plusieurs pièces de cet immense puzzle qui représentent les changements nécessaires pour que les conditions d’une entreprise durable soient réunies”, il appelle à l’émergence d’une “intelligence collective” afin de redonner aux collaborateurs l’envie de prendre des initiatives et d’agir ensemble.

Si la mixité était une solution à la crise
Valérie Tandeau de Marsac (H.82)

Plusieurs camarades évoquent l’atout que représente pour les entreprises et l’économie en général un élargissement du management aux femmes. Moins d’épuisante compétition, davantage de solidarité bénéfique : prendre en compte les valeurs féminines atténuerait les effets de la crise. Et aurait même permis d’y échapper ? Dans une intéressante interview jointe à la contribution, l’avocate Lorraine Donnedieu de Vabres l’assure : “Le masculin a failli. Cette crise a été celle de l’endettement, de l’effet de levier. Jamais une femme ne va jouer avec l’argent qu’elle n’a pas. C’est une question génétique : l’homme est dans l’instant, la femme dans la durée.” Présidente de l’Association Voxfemina, Valérie Tandeau de Marsac ne saurait cependant négliger l’aspect arithmétique de sa revendication – les fameux quotas de femmes – vers lequel la ramènent plusieurs réponses.

Produit en Bretagne
Jean-Yves Chalm (H.68)

Se recommandant d’une expérience menée avec succès en 1993, ce camarade suggère un “marketing de crise” encourageant à acheter de préférence des produits de la région pour soutenir l’emploi de proximité. L’affiche reproduite dans le post, avec des produits aux couleurs du drapeau breton et le slogan-choc “L’achat militant”, ne laisse en effet pas indifférent. Mais peut-on étendre le concept ? Si l’idée suscite des commentaires enthousiastes, on lui objecte que, faute d’un sentiment d’appartenance aussi fort, la corde francilienne, par exemple, risque de ne pas vibrer aussi intensément.

Le réseau social d’entreprise
Dominique Gutton (M.02)

Le réseau social d’entreprise, c’est l’organisation et l’animation stratégique de l’écosystème de l’entreprise et de ses acteurs en bénéficiant de l’accélération permise par les technologies de l’internet. Un nombre croissant de grands groupes et de PME s’y sont mis et les résultats sont déjà là. En créant ce réseau, l’entreprise détermine sa propre visibilité et sélectionne les partenaires desquels elle compte apprendre. Bien animé, il peut constituer un espace de “développement” sur un mode collaboratif au service de ses orientations stratégiques.

Créer un environnement propice à l’entrepreneuriat
Arnaud Baillot d’Estivaux (H.83)

A l’instar de la population, les entrepreneurs ont un passé, y compris médical. Lorsqu’ils se lancent dans l’aventure entrepreneuriale, certains de leurs interlocuteurs (assureurs, banques) peuvent y voir un problème. “Tout anicroche dans l’historique, même sans conséquence dans le présent, condamne l’assuré aux surprimes et surtout aux exclusions”, constate Arnaud Baillot d’Estivaux (H.83). Sa solution, la création de “mécanismes qui permettront de couvrir ces exclusions”, aurait le mérite de corriger des handicaps et donner toutes leurs chances aux futurs entrepreneurs, indépendamment de leur passé.

Les contributions les plus appréciées (32 votes ex-aequo)
Le manageur émotionnel
Marie-Hélène Gabriel (H.83)
y défend la prééminence de “l’intelligence émotionnelle” qui permet de “mobiliser une équipe autour d’un projet de changement”.
Revenir aux fondamentaux du management
Constatant la dégradation des rapports humains du fait de la crise, Olivier Crosetta (E.10) propose de revenir aux principes qui ont fait le succès du management (donner un cap et du sens aux actions, communiquer et prendre des décisions).

La contribution la plus débattue
Si la mixité était une solution à la crise, de Valérie Tandeau de Marsac (H.82). Voir ci-dessus.

Le contributeur le plus actif
Pierre Bouteille (H.71) avec 10 contributions qui ont suscité 25 réponses.


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