Lu dans la presse

Le cahier spécial de La Tribune "Gérer dans la crise 2/2", publié le 25 septembre, réalisé avec HEC Paris et Bain&Co, comporte une page sur l'Association HEC et l'enquête qui a été ménée auprès des diplômés au mois de mars.

Vous trouverez ci-dessous une partie de l'article signé de Xavier Romatet, qui revient sur les faits marquants de cette enquête.

 


Quel « après » inventer ?

Par Xavier Romatet, Président de l’Association HEC, PDG des Publications Condé Nast.

Une enquête a été menée auprès de la communauté des anciens de HEC afin de connaître leurs solutions pour sortir de la crise.

En mars dernier, l’Association HEC a lancé un appel à contributions à l’ensemble de ses membres sur le thème « Sortir de la crise, quel “ après ” inventer ? ». La question était volontairement ouverte, pouvant recouper les niveaux macro, microéconomique, national, international, politique ou managérial. Les membres du réseau, individus qui exercent tous, à différents niveaux, des responsabilités managériales, ont répondu en nombre. Ils se sont exprimés librement sur le sujet, en exposant leurs points de vue sur la crise, ses causes, ses conséquences et les moyens qu’ils imaginaient pour en sortir. Leurs réponses couvrent aussi bien les domaines de la politique publique, de la fiscalité, de l’entreprise que les thèmes plus larges de l’environnement ou de la philosophie de l’action. Ces idées — qui regroupent plus de 600 propositions — ont été analysées et catégorisées par un chercheur du campus HEC. Elles sont résumées dans cet article et illustrées par les verbatim les plus représentatifs.

La place de l’homme
Au-delà des idées techniques, le fait frappant qui en ressort est que la notion de responsabilité personnelle apparaît en filigrane de la quasi-totalité des réponses des managers. Ils appellent de leurs vœux un changement fondamental dans le rapport au temps, à l’argent et aux hommes au sein de l’entreprise. Près d’un manager sur deux interpelle sur la place de l’homme, qui se trouve au cœur du projet de l’entreprise et la société au cœur de son réseau relationnel. Et pour retourner à ces fondamentaux, ils parlent d’effectuer une mutation, et de remettre au goût du jour certaines vertus. Il ressort de cette étude quatre d’entre elles : le courage, celui de « résister à la pression du court terme, au diktat du profit pour le profit » ; le leadership, qui permet aux managers de « prendre des décisions justes pour garantir la pérennité de leur structure tout en respectant les hommes qui la portent » ; le respect des autres, de l’environnement, des engagements ; et enfin l’exemplarité, celle « du patron avec un grand P ». Globalement, les personnes qui ont répondu à l’appel à contributions remettent donc l’éthique au cœur de leurs suggestions pour sortir de la crise. Il ne s’agit pas simplement de prendre des mesures mais aussi de faire évoluer les comportements : c’est un premier signe de changement, c’est le premier mouvement d’une « réinvention » de l’entreprise.


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